Amina est une belle « quasi-quadragénaire », en pleine forme. Le bel âge. Et tous les magazines destinés à la femme noire, qu’ils soient sur papier ou bien en ligne, qu’ils soient naissants, vigoureux ou décédés, s’en sont toujours plus que fortement inspirés. Aucun ne peut le nier. Inutile de dire que Miss Afro admire elle aussi sa grande sœur…
la naissance d’Amina
Amina est née en 1972, au Sénégal. Le premier numéro n'était qu’un roman photo, aux pages intérieures en noir et blanc. Et aujourd’hui encore, comment imaginer Amina sans son roman photo ?
Trois ans plus tard Amina déménage à Paris. Au cours des années, son contenu n’a cessé d’évoluer, pour faire aujourd’hui d’Amina LA revue de référence de la femme noire. Et l’on doit reconnaitre qu’Amina a beaucoup œuvré et œuvre encore pour l’émancipation de la femme et sa promotion sociale, familiale et professionnelle.
Les interviews d’Amina deviennent au fil du temps des références incontournables (voir notamment les interviews des femmes écrivains sur http://aflit.arts.uwa.edu.au/FEMECamina.html ).
Le tout pour 2 Euros, un prix accessible sous toutes les latitudes.
rassembler plutôt que diviser
Amina s’adresse à toutes les femmes noires francophones de la planète : en Afrique, aux Antilles, dans l’océan indien dans les pays européens... En Europe notamment, Amina est le point de convergence culturelle de toutes communautés noires et constitue un vecteur d’intégration non négligeable.
Une de ses forces est de donner la parole à toutes, de la marchande de mangues à la ministre, et de ne jamais prendre de position tranchée. Rassembler plutôt que diviser. La richesse et la diversité de nos cultures font le reste : Amina est un magazine ouvert, communautaire mais pas communautariste.
une main anonyme saisit le magazine…
Amina, premier magazine panafricain de la femme… De la femme uniquement ? Pas si sûr...
Observons bien ce qu’il arrive à un exemplaire d’Amina, acheté le matin par Maman ou par la grande sœur.
10h : Maman feuillette son magazine en attaquant comme toujours par le roman photo puis par l’hilarante bande dessinée de Mayval « On dit quoi ? ». Elle lit avec attention l’interview de la personnalité du mois mais doit abandonner le magazine pour vaquer à ses occupations.
Midi : les enfants sortent de l’école. Eux aussi lisent la bande dessinée et en rient.
19h : Papa rentre du boulot. Il est seul dans le salon. Un coup d’œil à gauche, un coup d’œil à droite, et il se jette lui aussi sur le roman photo.
21h : après le repas, c’est le grand frère qui va chercher quelle soirée il va pouvoir suggérer à ses copains samedi soir.
23h : une main anonyme saisit le magazine et l’emporte dans sa chambre pour lire avec une très grande attention chacune des petites annonces de rencontres internationales… Celui-là ou celle-là fera de beaux rêves…
Amina en Afrique
En Afrique on conserve précieusement les anciens numéros qu’on ne considère pas comme des magazines, mais comme des livres. On entend souvent dire "prête-moi ton « livre d’Amina »". Et il est vrai que les numéros ne s’y démodent pas. On voit couramment des lectrices captivées, plongées dans d’anciens numéros ayant survécu depuis plusieurs années. Là-bas, chaque exemplaire est amorti, parcouru par des dizaines de paires d’yeux...
Avec une grande gentillesse, Amina a accepté d’être partenaire de l’élection de Miss Afro 2009, en couvrant l’évènement dans ses éditions d’Avril et de Mai. Et Amina a proposé d’offrir aux gagnantes des abonnements gratuits. Miss Afro l’en remercie sincèrement.
. Lien vers le site internet d’Amina, sur lequel vous pouvez notamment consulter beaucoup d’anciens numéros : Amina











Commentaires
jaimérai avoir des cataloque amina cest pour metre dans mon salon de coiffure merci que le seigneur vous benisse abondament
grace