Le coiffeur afro n'est pas une espèce en voie de disparition. Mais dans certains quartiers chaque salon afro a pour voisin un autre salon afro. Avec un nombre limité de têtes à cheveux afros, certains coiffeurs afro sont alors contraints de baisser leurs prix, voire de fermer boutique. Il existe pourtant de vrais débouchés...
salon afro pour les toubabs
La solution ne serait-elle pas précisément de sortir du quartier afro pour s'adresser à une autre clientèle ? Et il y a une occasion à saisir : la clientèle européenne est rebutée par les prix excessifs des extensions de cheveux à la kératine (500 à 1500 Euros par tête) pratiqués les coiffeurs européens. Elle se tourne à présent en masse vers le coiffeur afro. Et chaque salon afro peut en profiter.
Pour attirer cette clientèle européenne dans un salon afro suffit parfois de peu :
1/ s'installer deux rues plus loin,
2/ remettre une petite couche de peinture,
3/ utiliser des tissages naturels indiens ou "brésiliens"
4/ ne plus parler de tissage mais d'"extensions cousues",
5/ éviter d'en rajouter dans le côté ethnique ou folklorique, tout en restant soi-même.
6/ enlever les chaises grâce auxquelles votre salon afro est devenu
l'annexe du café du coin, et prier les bonnes copines de revenir causer après
la fermeture.
des carnets de rendez-vous à nouveau pleins...
Au centre ville de Marseille, il suffit de se promener autour de la rue de Rome pour en voir des exemples saisissants : les très nombreux salons du quartier afro de Noailles sont maintenant à moitié pleins (ou à moitié vides).
Alors qu'il suffit de traverser la rue pour voir des salons afros dans lesquels des clientes européennes attendent patiemment leur tour...

Commentaires
Très bon article !
valerie hairA bientôt
www.valerie-hair.com